MIKE CAHILL

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MIKE CAHILL

Message  Casus Belli le Mer 2 Avr - 18:46

ANOTHER EARTH _2011 [Long métrage]
- Film sur le thème de la seconde chance, et de la rédemption. (Je me fiche complètement de savoir si la fiction est scientifiquement crédible ou pas, la beauté du film ne réside pas - pour moi - dans la possibilité physique de se trouver à côté d’une autre Terre.)
- La fiction – une autre planète identique à la Terre en tout point – sert l’histoire d’une femme qui se reconstruit après avoir commis un accident. Comment peut-on racheter ses fautes ? Comment peut-on reconstruire la vie d’une personne qu’on a détruite ? Est-ce que le sacrifice de la sienne est une réponse adéquate ?
- « Perhaps I am the most likely » en faisant allusion à la possibilité de gagner le Voyage sur Earth 2 : qui sont les plus à même de construire ? Ceux qui culpabilisent, peut-être (minute 17).
- Son job de femme de ménage est emblématique de son état d’esprit : effacer les tâches, nettoyer ce que les humains salissent.
- Avons-nous un autre soi, à qui on s’adresse (minute 34) ? Sommes-nous différents d’elle, dans notre ressenti ? Pourquoi nous adressons-nous à un autre soi-même, en voix off ? De quoi culpabilisons-nous ?
- Rhoda raconte l’histoire d’un cosmonaute russe qui n’arrêtait d’entendre un tic-tac, dans son vaisseau, sans parvenir à en trouver l’origine ; ce tic-tac va le rendre fou ; le seul moyen d’y survivre « is to fall in love with this song ». L’histoire du cosmonaute russe est à l’image de ce que Rhoda éprouve : l’homme dont elle a brisé la vie est ce tic-tac ; et ce poids de la culpabilité, elle le gère en apprenant à l’aimer. La douleur devient musique, et elle compose avec pour supporter de vivre (comme énoncé minutes 45-46), ce qui se traduit dans la scène où elle se
laisse sublimer par l’art John (la musique), 55’ :

>>d’où la juxtaposition d’image : Rhoda et un cosmonaute.

Mais ce n’est pas toujours aisé, il y a un risque à détruire l’autre encore plus (minute 50).
La dernière scène, sans parole, est tout à fait éloquente :

Elle tombe sur elle-même : cela a moins pour objet de signifier que l’autre planète a envoyé son double, que de faire comprendre qu’en cédant sa place à l’homme (dont elle a détruit la vie) afin qu’il parte rejoindre le double de sa famille (peut-être restée intacte sur l’autre Terre), elle se retrouve, elle s’acquitte de sa faute et fait le deuil de sa culpabilité. Lorsqu’elle se voit elle-même à la fin, c’est une Rhoda différente, c’est une image d’elle-même plus positive (habillée chic, bien mise), grâce à la bonne action qu’elle a fait d’offrir le Voyage gagné (avatar de la seconde chance) à l’homme dont elle a brisé la vie, pour qu’il parte à sa place.

I-ORIGINS _2014
Le film a pour toile de fond : la réincarnation. Est-elle possible ? En analysant les iris des individus, qui sont sensés être uniques, le docteur Ian Gray découvre que deux personnes, sa petite amie d’avant, Sofi, morte dramatiquement dans un monte-charge, et une petite fille en Inde, ont le même scan d’iris. Ce qui est théoriquement et scientifiquement impossible. Il se rend en Inde pour retrouver la jeune fille indienne et lui faire passer divers tests, mais ces derniers s’avèrent peu concluants. La science a échoué a montrer qu’il y avait un lien. Lors de son voyage en Inde, il a une discussion intéressante avec une femme indienne sur l’opposition entre la science et la croyance : Ian Gray fait part de sa foi en la science, qui elle, contrairement à la religion, évolue, c’est ce qui fait qu’elle est exacte, selon lui, elle est plus à même de refléter la vérité. Le monde évolue et même les théories d’Einstein peuvent s’avérer caduques. La jeune femme lui pose la question inverse, non pas de savoir si un fait scientifique invalide une croyance, mais : « que ferez-vous si un argument spirituel réfutait vos convictions scientifiques ? » et l’on devine que le film fait allusion à une possible réincarnation de Sofi en la petite fille indienne, ce qui défierait toute la science, lorsque cette dernière, qui a les mêmes iris que Sofi, est effrayée devant l’ascenseur, elle refuse de le prendre : c’est la peur du monte-charge de Sofi qui refait surface en la personne de la petite fille indienne. Elles ont le même iris, elles ont la même âme.
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