STEPHEN KING

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STEPHEN KING

Message  Casus Belli le Mer 27 Déc - 21:45

Ça _1986

Le roman prend pour épouvantail un clown. Mais pas n’importe quel clown : un qui peut prendre l’apparence des peurs les plus enfouies. Dans la petite ville de Derry, Maine, des meurtres et des disparitions secouent la vie des habitants.
La force du roman est de confronter le lecteur à ses peurs les plus viscérales : celles qui remontent à l’enfance, et qu’on n’arrive toujours pas à surmonter une fois adulte.
Notre groupe de protagonistes, des jeunes quelque peu désorientés (ils se surnomment eux-même le club des ratés) vont se lier d’amitié en réaction justement à cette menace, à cette créature venue des confins les plus lointains du cosmos, et terrorisant les habitant tous les 30 ans. Cette monstruosité, les enfants sont les seuls à la voir. Les adultes (le père de Berverly par exemple) ne voient rien. Cela ajoute à l’angoisse : ils sont seuls, livrés à eux-mêmes, sans le secours bienveillant des parents. Comme orphelins, aucun sauveur ne leur viendra en aide.
Le roman est aussi une introspection des difficultés que l’on peut rencontrer à l’âge de 12 ans : comment s’intégrer, comment déclarer sa flamme à la fille que l’on désire, comment éviter le harcèlement de ceux qui nous veulent du mal. Au delà du phénomène fantastique du clown, ce sont les tribulations de la jeunesse qui est dépeinte : les forces et les faiblesses d’un groupe de marginaux, l’amitié qui en découle. Et puis une fois adulte, que reste t-il de l’enfance ? Quel regard porte t-on sur le passé ? Est-on plus fort ? La peur nous poursuit-elle ? Autant de questions que le roman dénoue avec succès.

22/11/63 _2011
C'est le titre du livre.
Une date.
Vous la reconnaissez ?
Réponse : le jour de l'assassinat de J.F.Kennedy.
Le synopsis : un banal professeur de littérature trouve le moyen de voyager dans le temps, par l’intermédiaire de son ami, en entrant dans un placard, pour revenir en 1958. Comme par magie. Il ne peut voyager qu'à cette date. Il peut revenir dans le futur en revenant sur le lieu où il est arrivé. Les changements qu'il aura effectué dans le passé s'impacteront, auront des conséquences dans le futur d'où il vient. Par exemple, si il grave un signe sur un arbre, il retrouve ce signe dans le futur d’où il viens. Mais s'il revient de nouveau dans le passé, alors tout s'efface. Les précédents voyages n'auront rien changé. Seul compte le dernier voyage.
Peu importe combien de temps il reste dans le passé, quand il revient dans le futur, il ne se sera écoulé que 2 min.
Vous me suivez ?
Et il décide de sauver John F. Kennedy. Empêcher son assassinat, ayant sensé avoir lieu le 22/11/63, afin de donner un autre visage au monde : plus de guerre du Vietnam, des tensions géopolitiques peut-être apaisées ; c’est du moins ce que Jake Epping se dit. Tout le but de son voyage est de changer le cours de l’histoire en mieux.
Seulement, si il veut trop changer les choses, le passé le rejette, essaie de l'en empêcher. C’est ce qui mettra du piment à l’aventure de notre protagoniste, qui se verra mettre des bâtons dans les roues chaque fois qu’il voudra modifier le destin.
On trouve quelques différences avec la série en 8 épisodes, la plus notoire me semble être le traitement du personnage Bill Turcotte, qui, dans le livre n’a qu’un rôle mineur, alors que dans la série, va aider Jake Epping à espionner Lee H. Oswald. La série va même jusqu’à émettre l’hypothèse que Bill Turcotte pourrait être le « second shooter », celui que le destin a choisi pour accomplir la mission de Lee H. Oswald (assassiner J. F. K.) si ce dernier n’y parvenait pas. Aussi, dans la série, Jake Epping va s’arranger pour le faire interner en H. P. Avec succès. Il ira même jusqu’à se suicider.
Stephen King maîtrise son sujet : les mœurs de l’époque, la musique, la danse, la vie en 1958 en Amérique.
Le roman développe l’intrigue amoureuse entre Jake et Sadie : est-ce que deux être issus d’époques différentes peuvent s’aimer ? Oui répond le roman, l’amour transcende les frontières du temps et la fin semble suggérer : mêmes les frontières de l’âge, puisqu’il la retrouve alors qu’elle a 80 ans en 2011, vivante encore donc, et le roman s’achève sur leur danse, car danser c’est la vie, suggère l’auteur. C’est par la danse aussi qu’ils se sont séduits, que leur cœur a battu ensemble.
Notre héros n’est pas un surhomme, c’est un homme ordinaire confronté à des actions extraordinaires (empêcher un assassinat, un accident), comment faire preuve d’héroïsme dans ces conditions ?

CARRIE _1974
c'est le premier roman publié de King en 1974, donc je voulais savoir en quoi il était attrayant, en quoi il avait suscité l'émoi des lecteurs-rices à l'époque, et il s'avère qu'il est assez court, et que le sujet est prenant ; il traite le thème du rejet, qu'est-ce que cela fait d'être rejetée par les autres lycéennes, et par sa propre mère, avec pour fond un élément fantastique, la télékinésie. finalement King s'en sort bien, il décrit les souffrances de cette jeune Carrie qui a 17 ans et qui se découvre des supers pouvoirs qu'elle va utiliser contre ses camarades mais aussi contre sa mère qui est une fanatique religieuse. je pense que ce livre a parlé au lycéens-ennes qui sont confrontés au problème de s'intégrer, qui ont leurs petites histoires d'amour, qui rêvent d'être l'élu au bal de Promo, d'être regardés, convoités..
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