MANOJ NELLIYATTU SHYAMALAN

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MANOJ NELLIYATTU SHYAMALAN

Message  Casus Belli le Ven 4 Avr - 8:57

SIGNS _2002 [Long métrage]
Graham Hess a écrit:« On peut diviser la plupart des gens en deux groupes : quand il leur arrive une bonne chose, ceux du premier groupe trouvent que c’est plus qu’un coup de chance…et voient le SIGNE, la preuve que quelqu’un s’occupe d’eux…pour ceux du deuxième c’est juste de la pure chance… à quel groupe tu appartiens ? À celui qui est à l’affût des SIGNES »
Ma contribution à Wikipédia :
Le titre du film est à double lecture : les signes dont il est question sont à la fois les signes tracés dans les champs par les extraterrestres, et les signes informels qui nourrissent la foi des protagonistes et les guident dans leurs actions. Ce sont ces signes qui font retrouver la foi à Graham Hess lors du dénouement, lorsque son fils est sauvé par une crise d'asthme qui l'empêche de respirer la toxine supposée mortelle de l'extraterrestre qui l'a capturé »
La foi (pas la croyance) peut être une clé de lecture du film (et de plusieurs autres films de M. N. Shyamalan) : Graham Hess a perdu la foi suite à l'accident de voiture de sa femme qui y a laissé la vie, puis la retrouve à la fin (qui est révélée en toute subtilité, sans dialogue, sur la dernière image du film où l'on voit Graham Hess en habits de pasteur – photo ci-dessus). En ce sens, les extraterrestres sont une toile de fond, un thème d'arrière-plan, dont la présence sert à mettre la foi à l'épreuve de la peur.



UNBREAKABLE _2000 [Long métrage]
La foi est incassable par essence : c'est tout le paradoxe du personnage d'Elijah Price (Samuel Lee Jackson), qui, physiquement se brise facilement à cause de la maladie des os de verre, mais qui ne trahit pas sa foi : trouver son exact inverse ("the exact opposite"), c'est-à-dire un homme dont le corps résiste à tous les accidents, mais dont la foi en soi vacille.
La recherche de son opposé s'observe dans plusieurs scènes implicites, notamment :

Il se distingue, à l'écart des autres, seul personnage à être en couleur (bleu), seul personne de la scène à ne pas réagir à l’explosion.
Parce que tous deux ne comprennent pas leur situation :
Elijah Price a écrit:"to not now your place in this world ; to not know why you're here. That's just an awful feeling"
ils avaient besoin l'un de l'autre, David Dunn répond "No" lorsqu'il lui demande si, en se levant le matin, la tristesse était toujours là. Le dénouement repose sur leur rencontre, qui les renseigne sur leur place dans le monde : ils sont complémentaires.

THE VILLAGE _2004 [Long métrage]
la foi triomphe de la peur : c’est une aveugle qui percera l’obscurantisme et la peur de l’inconnu régnant sur le Village. Nos sens sont moins utiles et même gênent notre parcours : c’est parce qu’elle est aveugle qu’elle a pu traverser la forêt ; alors que le spectateur, lui, voit les monstres qui l’entourent, et a presque plus peur qu’elle.
Un village fonctionne en autarcie. Il est coupé de ce qu’il ne faut pas connaître. Est-ce pour préserver une innocence vierge de tout progrès ? N’est-ce pas l’apogée du conservatisme ?
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Casus Belli
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